Grand Corps Malade, es-tu certain qu'il y a moins de moyens dans les ZEP qu'ailleurs? Ce type de sous-entendu ne serait-il pas démagogique? Au contraire, il me semble que le sigle ZEP signifie "Zone d'Education Prioritaire", et a été crée justement pour qualifier les établissements dotés de moyens supplémentaires pour faire face à des difficultés d'ordre scolaires et sociales. Alors quoi!? N'y aurait-il encore pas suffisamment d'argent, ou le problème se poserait-il en d'autres termes?
Oui, les élèves de ZEP réussissent proportionnellement moins bien que les élèves d'Henri IV. C'est un constat que nul ne mettra en doute. Mais pourquoi? Ne serait-ce pas tout simplement parce que le système éducatif français est mieux adapté aux seconds? Il est incontestable que l'environnement de ces deux enfants est différent. Ils n'ont donc pas les même acquis à l'entrée dans le milieu scolaire, et ne les développeront pas au même rythme puisque les uns seront davantage entraînés que les autres, immergés dans une famille ou l'état d'esprit et/ou les loisirs est/sont plus adapté(s) à la réussite scolaire. Il en résulte qu'un élève de ZEP n'a pas les mêmes besoins qu'un élève de Henri IV. Le mensonge, c'est de croire qu'un individu a les même chances de réussite qu'un second du moment qu'on lui enseigne la même chose. Le problème de l'Education Nationale c'est juste de confondre égalité des chances et égalité de contenu. Ainsi, elle croit que Molière en 5ième c'est autant profitable quand tes parents t'ont appris à lire à 5 ans, et quand tes parents ne savent pas lire!! De la même manière elle croit que mettre des déficients mentaux, des élèves d'intelligence moyenne, et des surdoués dans la même classe, avec les mêmes objectifs, rendra tout le monde "égal". Mais égal à quoi au juste? A apprendre la même chose? A être capable des même tâches? A échouer aux mêmes endroits? Ne vaudrait-il mieux pas offrir à tous un égal accès au bonheur... En vérité, le problème de l'Education Nationale c'est le problème d'une société incapable de comprendre que le respect de la différence, c'est à la fois une égalité des chances, et un enrichissement mutuel. C'est avant tout l'erreur d'une société dans laquelle "être différent" est synonyme de "ne pas être égaux". A quand une humanité élevée jusqu'à faire de la diversité sa richesse? A quand une pédagogie mieux adaptée aux différences inter-individus?
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