Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 22:10

Pour commencer, visionnons le clip:
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Premier effet "Kiss Cool": le questionnement
Grand Corps Malade, es-tu certain qu'il y a moins de moyens dans les ZEP qu'ailleurs? Ce type de sous-entendu ne serait-il pas démagogique? Au contraire, il me semble que le sigle ZEP signifie "Zone d'Education Prioritaire", et a été crée justement pour qualifier les établissements dotés de moyens supplémentaires pour faire face à des difficultés d'ordre scolaires et sociales. Alors quoi!? N'y aurait-il encore pas suffisamment d'argent, ou le problème se poserait-il en d'autres termes?

Deuxième effet "Kiss Cool": la réaction à chaud
Oui, les élèves de ZEP réussissent proportionnellement moins bien que les élèves d'Henri IV. C'est un constat que nul ne mettra en doute. Mais pourquoi? Ne serait-ce pas tout simplement parce que le système éducatif français est mieux adapté aux seconds? Il est incontestable que l'environnement de ces deux enfants est différent. Ils n'ont donc pas les même acquis à l'entrée dans le milieu scolaire, et ne les développeront pas au même rythme puisque les uns seront davantage entraînés que les autres, immergés dans une famille ou l'état d'esprit et/ou les loisirs est/sont plus adapté(s) à la réussite scolaire. Il en résulte qu'un élève de ZEP n'a pas les mêmes besoins qu'un élève de Henri IV. Le mensonge, c'est de croire qu'un individu a les même chances de réussite qu'un second du moment qu'on lui enseigne la même chose. Le problème de l'Education Nationale c'est juste de confondre égalité des chances et égalité de contenu. Ainsi, elle croit que Molière en 5ième c'est autant profitable quand tes parents t'ont appris à lire à 5 ans, et quand tes parents ne savent pas lire!! De la même manière elle croit que mettre des déficients mentaux, des élèves d'intelligence moyenne, et des surdoués dans la même classe, avec les mêmes objectifs, rendra tout le monde "égal". Mais égal à quoi au juste? A apprendre la même chose? A être capable des même tâches? A échouer aux mêmes endroits? Ne vaudrait-il mieux pas offrir à tous un égal accès au bonheur... En vérité, le problème de l'Education Nationale c'est le problème d'une société incapable de comprendre que le respect de la différence, c'est à la fois une égalité des chances, et un enrichissement mutuel. C'est avant tout l'erreur d'une société dans laquelle "être différent" est synonyme de "ne pas être égaux". A quand une humanité élevée jusqu'à faire de la diversité sa richesse? A quand une pédagogie mieux adaptée aux différences inter-individus?

Et maintenant, j'attends VOS commentaires...

Publié dans : Débats de Société - Communauté : Tous les débats !
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 23:28
La réponse prochainement sur vos écrans...
Publié dans : Sciences
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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /Mai /2009 22:01


Le téléphone sonne de son cri strident. Qui peut m’appeler sur mon fixe un dimanche à quinze heures ? Quelqu’un qui n’est pas en ballade, ne regarde pas la télévision ? Quelqu’un qui souhaite épuiser son forfait, ou bien qui a le Millenium de Bouygues ? Peu m’importe. Je reste allongée toute la journée : nulle éternité mon corps est lassé.  Aujourd’hui je dors ! Je n’ai pas d’autre envie. Tout me semble vain, jusqu’à l’existence elle-même: je ressens plus que jamais sa vacuité. Depuis hier soir les volets sont fermés et les lumières éteintes. Dans cette obscurité, mes yeux se reposent, prêts à découvrir le monde autrement. Autrement ? Oui, autrement pour moi; mais comme tout le monde pour les autres. Si cela est possible.

 

Je suis dans un univers qui ne me contient pas totalement. Manifestement, je fais physiquement partie de ce monde. Mais spirituellement je lui échappe. En dehors de mon appartement il défile : la mort succède à la vie, le jour à la nuit, les humains ressentent, pensent, s’activent, se reproduisent. Mais moi je suis en décalage... J’échoue à comprendre leurs motivations. Je ne perçois aucune cohérence entre les événements. J’ai parfois l’impression que tout cela n’est qu’un cauchemard ! C’est impossible qu’il en soit autrement ! Je rêve qu’un dieu, être malin, a donné à une espèce vivante une faculté inutile : l’intelligence. Grâce à celle-ci, les hommes conceptualisent ce qu’ils perçoivent avec leurs cinq sens. Puis ils recherchent des liens de cause à effet afin de comprendre, prévoir, agir, sur la planète dans laquelle on les a jeté. Seulement voilà, le dieu en question se gosse car il sait pertinemment que ce mode de fonctionnement est inutile, puisqu’en réalité rien n’a de sens, et tout est aléatoire. D’autres fois encore, je rêve que mes congénères s’agitent sans savoir pourquoi. Quand je me réveillerai, je reviendrai à la réalité : tous se poseront des questions identiques aux miennes, ou bien moi-même je ne m’en poserai aucune. Mais je crains que jamais je ne m’éveille ! J’ai peur que mes yeux ne me donnent à jamais à voir un tableau différent de celui des autres. La plus inquiétante des questions est sans doute : la vie n’aurait-elle aucun sens ? Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est que cela ne semble inquiéter personne... Serais-je tout simplement folle ? A défaut de répondre oui, je consens que je puisse être absurde de rechercher un sens à ce qui n’en a pas et décide d’appliquer l’adage le plus apprécié de mes semblables : occupe-toi l’esprit, c’est mauvais de cogiter.

 

Je me lève alors prendre ma douche. En sortant de la salle de bain, je me sens à nouveau lasse.  Je ne crois pas en Dieu. Il n’y a alors ni vérité révélée, ni paradis, ni lois absolues. Je ne sais donc ni ce que je fais sur terre, ni comment m’y comporter. La seule certitude que j’ai est la suivante : un jour, je vais mourir. Un sentiment de vide m’envahit et m’aspire vers l’idée de ma propre finitude, elle même associée à la prise de conscience de ma liberté absolue. Je suis d’abord angoissée, puis j’ai le vertige, et enfin la nausée. Je déteste vomir. C’est horrible. Il me faut une échappatoire ! C’est alors que je me dis : « La liberté m’angoisse et me rend malade. Il en est sans doute ainsi pour chacun d’entre nous, et c’est pour cela que nous nous réfugions dans les lois sociales, et dans l’activité quotidienne ». Ma décision est prise : jamais plus je ne divaguerai ainsi, et je me détournerai de ces questions métaphysiques par un divertissement d’autant plus jouissif que la tendance aux élucubrations se fera intense. Etre, ici et maintenant, c’est attendre la mort, en se donnant l’illusion d’un sens.

 

Publié dans : Mon Journal Intime - Communauté : Surdoués et hauts potentiels
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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /Mai /2009 22:31

Je reste allongée
Toute la journée
Nulle éternité
Mon corps est lassé

Pourquoi se lever
Ou même s'éveiller
De la fausseté
Mon coeur prisonnier

Les yeux aveuglés
Resteront fermés
Sans immensité
L'esprit entravé

Ressens le non sens
De mon existence
Tout est ignorance
Ou indifférence

Adissie - 2006
Publié dans : Mon Journal Intime - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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